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Depuis l’entrée en vigueur de la réforme des astreintes le 1er novembre 2025, le SHU constate une absence totale de réponse aux engagements pris publiquement par la ministre Stéphanie Rist lors des 19e Assises HU à Nantes. Malgré la reconnaissance explicite de l’injustice frappant les HU, aucune mesure corrective n’a été publiée.
1. Exaspération des hospitalo-universitaires
La ministre avait affirmé s’être saisie de l’anomalie réglementaire qui empêche les HU d’être indemnisés pour leurs déplacements réalisés en astreinte, alors même que les HU, et notamment les « chefs de clinique » (CCU-AH ou AHU) et PH-U, assument une part prépondérante de la permanence des soins dans les CHU. Pourtant, près de trois mois après ces annonces, rien n’a changé alors que les 4 mois pour le calcul des indemnités arrivent à terme.
L’exaspération est d’autant plus grande que des systèmes « exotiques » d’indemnisation ou de forfaitisation sont instaurés de manière disparate et inégalitaire entre les CHU, sans tenir compte du statut unique de fonctionnaires d’État des HU.
2. Risque juridique majeur
Le non-décompte ou l’absence d’indemnisation des déplacements expose les CHU à des recours devant le tribunal administratif, car les textes imposent clairement l’indemnisation, à hauteur d’un demi-garde par plage de 5h ou 3h consécutives, ou la récupération des dépassements d’obligations de service pour les HU (décret du 30 avril 2003 modifié). De plus, les mesures ponctuelles mises en place par les CHU restent fragiles juridiquement.
3. Menace grave sur l’attractivité des « chefs de clinique »
Les chefs de clinique, personnel non titulaire en première ligne des astreintes et vivier essentiel du recrutement HU, voient leurs conditions encore dégradées et non reconnues. Cette injustice continue de fragiliser fortement l’attractivité des carrières hospitalo-universitaires.

Le SHU demande la publication immédiate des mesures correctives annoncées de l’instruction en lien avec le statut HU unique sur tout le territoire et se tient prêt à engager toutes démarches nécessaires, y compris contentieuses.

Santé publique France publie une synthèse sur l’impact de la position sociale et son rôle dans la prise en compte des inégalités sociales de santé.

Contexte

Le projet de loi sur l’aide à mourir, initialement adopté par l’Assemblée nationale en 2025, est examiné au Sénat depuis le 20 janvier 2026. Le texte est profondément modifié par la chambre haute, remplaçant le « droit à l’aide à mourir » par une « assistance médicale à mourir » bien plus restrictive. Une tribune dans Le Journal du dimanche le 18 janvier a dénoncé l’absence de véritable débat citoyen sur cette réforme majeure. [leparisien.fr][publicsenat.fr]

Rappels des inquiétudes du SHU

Dans un courrier adressé aux ministères chargés de la santé et de l'enseignement supérieur et de la recherche, à la présidente de l'Assemblée nationale et au président du sénat  (7 mai 2025), le SHU alertait déjà sur plusieurs points essentiels :

Ces préoccupations demeurent d’autant plus fortes que plusieurs sénateurs alertent sur une possible « rupture anthropologique », et sur le risque qu'il devienne « plus facile de demander la mort que d’obtenir un soin ». [leparisien.fr]

Position du SHU

Le SHU adopte une position de vigilance ferme et rappelle les points suivants :

  1. Nécessité d’un débat citoyen complet, à la hauteur des enjeux sociétaux.
  2. Clarification indispensable du rôle et des responsabilités des hospitalo‑universitaires, incluant un droit explicite à l’objection de conscience pédagogique et clinique.
  3. Protection des missions d’enseignement et de recherche, qui ne doivent pas être orientés vers des pratiques ou thématiques en contradiction avec les valeurs fondamentales du soin.
  4. Priorité absolue au développement des soins palliatifs, qui ne doivent pas être relégués derrière un dispositif d’aide à mourir.
Conclusion

Le SHU réaffirme ses inquiétudes éthiques et professionnelles face à une réforme encore instable et insuffisamment discutée. Il demande une clarification urgente du cadre applicable aux équipes hospitalo‑universitaires et se tient disponible pour participer à toute instance de concertation nationale.

Santé publique France lance un appel à candidatures en vue de la sélection de 7 personnalités qualifiées appelées à participer aux travaux du Comité d’évaluation des registres (CER)

Santé publique France lance un appel à candidatures complémentaire pour la surveillance nationale des expositions des patients atteints de mésothéliome pleural en inter région nord

Magazine de l'INPH Numéro 32

 

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Chers collègues,

Le 11 décembre prochain, vous serez appelés à voter pour la juridiction disciplinaire compétente à l’égard des personnels enseignants et hospitaliers des centres hospitaliers universitaires et des personnels enseignants de médecine générale des universités. Cette élection individuelle constitue un temps fort de la vie hospitalo-universitaire : elle engage notre capacité collective à défendre nos statuts et nos droits.

Dans un contexte inquiétant marqué par la perte d’attractivité des carrières HU, aggravée par la réforme des astreintes qui a totalement oublié les hospitalo-universitaires et sans solution à ce jour : faut-il redire que sans HU un CHU n’existe pas ? Le vote du 11 décembre est l’occasion de rappeler nos revendications. Nous demandons

  • La modification urgente sans délais de l’instruction sur les astreintes afin d’avoir la possibilité de rémunérer les HU à hauteur d’un demi-garde toutes demi-périodes de déplacement sur place.
  • Une grille hospitalière unique des HU titulaires (MCUPH et PUPH) basée sur celle des PU-PH augmentée de trois échelons de trois ans en compensation des prélèvements IRCANTEC
  • L'alignement du temps hospitalo-universitaire à 10 demi-journées de mission indissociables pour garantir les fonctions de soins, d’enseignement et de recherche cette dernière devant être particulièrement respecté pour les plus jeunes (Chef de clinique des Universités-Assistant des Hôpitaux et AHU) en attente de titularisation.

Le SHU, avec l’INPH, soutient la liste des candidats suivants :

Consulter la liste

 

Votre participation est indispensable pour porter ces valeurs et ces combats. Chaque voix compte pour renforcer notre représentativité et notre capacité d’action.

Le 11 décembre, votez pour nos candidats et défendez l’avenir des hospitalo-universitaires.

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