Le projet de loi sur l’aide à mourir, initialement adopté par l’Assemblée nationale en 2025, est examiné au Sénat depuis le 20 janvier 2026. Le texte est profondément modifié par la chambre haute, remplaçant le « droit à l’aide à mourir » par une « assistance médicale à mourir » bien plus restrictive. Une tribune dans Le Journal du dimanche le 18 janvier a dénoncé l’absence de véritable débat citoyen sur cette réforme majeure. [leparisien.fr], [publicsenat.fr]
Dans un courrier adressé aux ministères chargés de la santé et de l'enseignement supérieur et de la recherche, à la présidente de l'Assemblée nationale et au président du sénat (7 mai 2025), le SHU alertait déjà sur plusieurs points essentiels :
Ces préoccupations demeurent d’autant plus fortes que plusieurs sénateurs alertent sur une possible « rupture anthropologique », et sur le risque qu'il devienne « plus facile de demander la mort que d’obtenir un soin ». [leparisien.fr]
Le SHU adopte une position de vigilance ferme et rappelle les points suivants :
Le SHU réaffirme ses inquiétudes éthiques et professionnelles face à une réforme encore instable et insuffisamment discutée. Il demande une clarification urgente du cadre applicable aux équipes hospitalo‑universitaires et se tient disponible pour participer à toute instance de concertation nationale.